Un article du Courrier International soulève l’épineuse question du contrôle des bonus des rois de la Finance.
Les Bonus accordés aux traders et autres professionnels de la Finance seraient beaucoup trop élevés. Les critiques commencent à pleuvoir autant du coté de la population que du milieu lui-même.
Le gros problème est que lorsqu’un trader fait gagner son employeur, son potentiel de bonus est illimité.
Par contre lorsqu’il fait perdre la banque, il peut au maximum perdre son bonus ou être licencié.
Il y a donc un fossé énorme et inégal entre ces deux types de situation.
Philipp Hildebrand, vice-président de la Banque Nationale Suisse (BNS) a une solution : attribuer les bonus de manière échelonnée.
Ainsi, une partie de la rémunération resterait bloquée pour une période de plusieurs années. Concrètement, Credit Suisse diffère le versement des bonus de ses traders sur une période de deux ans et les oblige à réinvestir une partie de cet argent dans la banque, une manière de les intéresser davantage aux bénéfices du groupe.
La méthode a déjà fait ses preuves dans le domaine de l’assurance, chez Zurich Financial Services (ZFS).
Un bonus annuel existe mais sa justification doit être démontrée au cours des trois années suivantes. L’argent n’est ainsi versé qu’étape par étape.
Cette méthode pourrait facilement être appliquée aux traders, mais le domaine financier est-il prêt ?



